Les « Jeggings » vont envahir nos gardes robes

22 octobre 2009

Le jegging est un caleçon long qui à l’aspect du denim. De mémoire, le premier à en avoir proposé c’est American Apparel et à l’époque (il y a environ 3 ans) on avait le droit au strict minimum… Depuis les modèles se suivent et ne se ressemblent pas : en plus des couleurs (noir, gris, bleu, neige…) et des effets (moustaches, usure, trous, studs) il faut distinguer 3 différentes sortes de jegging :

- le caleçon denim : c’est un caleçon qui n’a hérité du jean que son aspect bleu ou noir chiné. Il est affublé d’un vilain élastique à la taille et ne ressemble à un jean que de loin.

- le mi-jean, mi-legging : il garde l’élastique à la taille mais il a désormais les coutures des vrais jeans (le long des jambes) et des aspects en trompe l’oeil (poches et cache-braguette) assez caractéristiques pour tromper son monde entre 10 minutes à 3 mois.

- l’ultimate jegging : c’est la version la plus aboutie avec ici de vrais passants pour la ceinture, des poches avant et arrière, un bouton à la fermeture bref, tout ce qui fait un vrai jean mais en plus smooth et là je dis banco !

Au coeur de la tendance avec la griffe de luxe Balmain

19 octobre 2009

balmain2010.jpg
En deux saisons, la griffe Balmain est devenue la chouchoute des hype girls arpentant les couloirs de Vogue (avec à leur tête Emmanuelle Alt, rédactrice en chef et accessoirement consultante pour la maison parisienne). Il faut dire que celles-ci possèdent le physique leur permettant d’arborer les micro robes, slims ultra skinny et vestes à carrure étroite ayant fait le succès de Christophe Decarnin…

Cependant, aussi attirantes soient les silhouettes phares de la maison parisienne, aussi addictives soient ses créations rock destroy, l’ensemble commence à manquer légèrement de twist novateur. En effet, ce qui avait été pressenti lors du show printemps/été se confirme ici : même si Decarnin sait parfaitement dessiner des vêtements à l’impact fashion fort -- ses looks étant en totale adéquation avec le fantasme de la « it » girl -- le succès semble être finalement un poids pour le styliste, qui n’ose dévier de sa ligne maîtresse. Au risque de lasser…

Pour l’hiver 2009/2010, les vestes aux épaulettes étirées vers le ciel sont ainsi légion, accompagnant sans distinction pantalons de harem glitterisés, simples marinières aux inspirations disco ou skinny feu-de-plancher. Et lorsqu’elles s’absentent, ce sont les fameuses petites robes bustier qui prennent le relai…

Par ailleurs, confirmant une formule qui a jusqu’alors tenu toutes ses promesses -- celle de l’accessoire bankable -- les bottes en daim sanglées du show conjuguent portabilité avec aura rock coolissime, les destinant ainsi aux pages de Vogue et aux modeuses accros au style Balmain.

Pourtant, si chaque pièce de cette collection aux effluves très « Saturday Night Fever » donne envie d’être portée immédiatement (assurant un carnet de vente bien rempli à la maison Balmain), Christophe Decarnin devra néanmoins se renouveler un jour ou l’autre…

Zara à l’assaut des griffes les plus prestigieuses

19 octobre 2009

collection Zara hiver 2009-2010
Pour la saison automne/hiver 2009-2010, le cépage espagnol semble avoir produit l’une de ses meilleures cuvées. Incisif et terriblement chic, Zara parvient en effet à traiter avec pertinence les musts de la saison. L’enseigne ibérique nous livre ainsi une interprétation intelligente des courants phares de l’automne, en s’inspirant de griffes telles que Balmain, Fendi ou encore Burberry…
Si certains doutaient encore récemment de la viabilité fashion du come-back des épaulettes, ils ne peuvent aujourd’hui que revoir leur point de vue. En effet, le temps n’est plus à l’interrogation mais bien à l’appropriation, les grandes enseignes -- à l’instar de Zara -- ayant définitivement tranché en faveur de la maxi carrure. Il faut dire qu’en traitant le sujet au coeur de ses 3 dernières collections, la très hype maison Balmain devait finir par influencer le mass market…
Les stylistes de chez Zara se sont donc mis à travailler autour du nouveau duo up-to-date volumes/épaules. Or, l’exercice avait beau être des plus périlleux, le résultat s’avère des plus convaincants. Dépassant les clichés de la pièce pseudo fashion aux allures de quarterback, la nouvelle collection propose des créations où la maîtrise l’emporte sur l’extravagance trendy.
Certes, les épaules se sont élargies, mais le minimalisme du reste de la coupe ainsi que la palette de couleurs classiques (noir et gris) ont permis de dépasser l’anecdotique au profit du prêt-à-porter. Blazer cintré et petite robe noire, tous d’eux d’inspiration Goldorak, s’avèrent ainsi finalement plus classiques que l’on pouvait l’imaginer.